A propos

Voilà 30 ans que j’écris des billets. C’est une chance et un défi. Une chance que d’avoir la tribune d’un journal pour dire ce que l’on croit. Un défi, car il faut le dire en 1500 signes au début, puis 1400 et enfin 1300 toujours espaces compris. Exercice fascinant que celui de l’écriture. Il m’est arrivé d’avoir un titre en tête et de commencer à écrire sans savoir où cela allait me mener. D’autres fois c’est la conclusion qui s’est imposé à moi avant même d’avoir commencé. Parfois une image, un argument, une anecdote sont le point de départ d’une réflexion qui mène là où je ne pensais pas me retrouver. Mais toujours l’angoisse de la feuille blanche. Et puis enfin l’obligation d’élaguer. Je me suis souvenu alors de la formule de l’architecte Mies vans der Rohe : « Less is more ! »

Un ami m’a dit une fois qu’un thème traversait tous mes billets : l’espérance. J’y ajouterais la confiance qui est synonyme de la foi. St-Paul y ajoute l’amour pour former ce que les théologiens appellent les trois vertus théologales, c’est-à-dire les trois valeurs qui disent Dieu : la foi, l’espérance et l’amour. Or ces valeurs sont dévaluées aujourd’hui. La foi est devenue synonyme de crédulité, l’espérance un avatar de la méthode Coué, l’amour un vague sentimentalisme. Comment dire ces réalités aujourd’hui ? La réponse se trouve ici-bas dans ce monde, autour de nous, car Dieu continue de se révéler, il suffit d’ouvrir les yeux et son cœur aussi. Observer le monde, écouter les témoins…

On dit que le diable se cache dans les détails. Dieu lui aussi se révèle dans ce qui paraît insignifiant, dans les failles de nos existences. Les fêlures de nos échecs tout comme les éclats de nos réussites. Dieu se montre là où on ne l’attend plusi