Les jeux de la XXVe olympiade de l’ère moderne, se sont déroulés à Barcelone du 25 juillet au 9 août 1992. 20 siècles plus tôt, Paul prenait en exemple la course des athlètes pour en faire une métaphore de la foi.
“Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul reçoit le prix? Courez de manière à l’obtenir.” C’est Paul, l’apôtre, qui écrit cela aux habitants de Corinthe, vers l’an 50 de notre ère. Pour parler de la foi, il utilise une image connue des habitants de cette ville grecque, patrie des jeux olympiques.
Paul prend l’exemple de la course à pied. Son argumentation est simple. Les athlètes font preuve de courage et de volonté, ils sont prêts à faire des sacrifices inouïs, tout cela pour un résultat hypothétique, puisqu’un seul en fin de compte remporte la médaille d’or. Le chrétien, qui lui court pour un résultat moins incertain peut donc se mettre à l’école des athlètes.
Comme toute image, celle-ci a ses limites. Car si la vie chrétienne peut se comparer avec une course à pied, celle-ci tient plus du marathon que du sprint. Il faut tenir la distance, apprendre la patience, trouver le bon rythme. L’essentiel c’est de ne jamais s’arrêter.
Mais là se termine la comparaison, car la vie chrétienne n’a rien à voir avec la course solitaire du marathonien : c’est en équipe qu’elle se court et tous partagent le prix de la victoire.
La course de l’athlète, dit-on, se joue plus dans la tête que dans les jambes. Elle est affaire de moral, de volonté, de ténacité et de courage : il faut être bien dans sa tête. Cela est vrai aussi de la course du chrétien. Mais cela ne suffit pas, car c’est avec le cœur qu’elle se gagne. Elle est plus affaire de confiance, d’espérance, et d’amour : il faut être bien dans son cœur.
31 juillet 1992