Fin de parcours

Dimanche, des milliers de jeunes dans nos paroisses participeront avec leurs familles et leurs amis au «culte de bénédiction» qui marquera la clôture de leur catéchisme. C’est un événement important pour eux, car c’est la fin d’une étape. D’un point de vue religieux, tout d’abord. Car après plusieurs années d’enseignement, c’est pour eux l’occasion de se situer par rapport à la foi, en prenant au sérieux la liberté religieuse que leur reconnaît la loi. D’un point de vue psychologique et sociologique, c’est pour eux l’entrée dans le monde des adultes. Avec tout ce que cela comporte d’enthousiasme et d’inquiétudes.

Récemment, un paroissien me disait : « J’espère qu’aux Rameaux, on parlera quand même un peu des Rameaux !» C’est vrai, avoir fait de cette fête chrétienne la fête des catéchumènes à cause de sa proximité d’avec Pâques, on en a parfois un peu perdu le sens. Mais voilà que justement ce sont les jeunes qui peuvent nous le faire redécouvrir.

La fête des Rameaux, c’est l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, après trois années de ministère. Pour lui aussi, c’est la fin d’une étape. Et Jésus pressent déjà que la prochaine sera difficile : celle qui va le conduire à Vendredi-Saint. Jésus sait que parmi ceux qui l’applaudissent, certains veulent déjà sa mort. Mais il sait aussi que la Vie est plus forte que la mort. Il voit déjà Pâques au-delà de Vendredi-Saint.

Pour nos catéchumènes aussi, la prochaine étape paraît difficile. Certains vivent des difficultés scolaires et familliales. D’autres, inquiets pour leur avenir se demandent : «A quoi bon étudier puisqu’il n’y aura pas de travail ?» Mais la plupart choisissent d’entrer dans la Vie à la suite du Christ, car eux aussi croient que la Vie est plus forte que la mort, l’espérance plus solide que l’échec, la confiance plus sûre que le doute.

2 avril 1993

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